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jeudi 10 décembre 2009

I'm a P.i.m.p !

Je viens enfin de recevoir Trick Baby d’Iceberg Slim. Ca doit faire au moins 1 mois et demi que je l’ai commandé sur Amazon !! Pourquoi tant d’enthousiasme ? Parce que Trick Baby est le deuxième livre d’Iceberg Slim, le proxénète le plus célèbre des States et que j’adooore Iceberg Slim.

Mais c’est qui Iceberg Slim ? De son vrai nom Robert Beck, il est né en 1918 à Indianapolis pendant la première Guerre Mondiale, de l’union d’une serveuse et d’un cuisinier afro-américain. Il grandit à Chicago, dans le ghetto, ou il commence son apprentissage du rôle de maquereau. C’est à 18 ans qu’il prend son nom d’Iceberg Slim. Il exercera cette « profession » de 18 à 42 ans de Chicago, à Détroit en passant par Cleveland. Durant cette période, il trempe dans la délinquance, la violence et la criminalité durant laquelle il est l’une des figures mythiques du proxénétisme, tout ceci cadencé de quelques incarcérations pour des délits divers et variés. Au cours d’un ultime séjour en prison ponctué par dix mois d’isolement dans une maison de correction, il décide de mettre fin à cette vie de débauche en se consacrant à la littérature. Comme quoi tout est possible!

Je suis devenue fan à la suite de la lecture de Pimp (son livre le plus connu) où il raconte sa vie et sa carrière de mac. Pimp se veut un roman autobiographique où se côtoient sexe, drogue et misogynie dans l’Amérique bicolore des années 60. Les histoires sont crues et dures et même si par moment on doute que toutes ces anecdotes aient existées, on est comme happé par cet univers des bas-fonds. Dans cette société américaine chaotique, un noir pouvait se faire tuer gratuitement par un blanc sans que ce dernier n’ait rien à craindre.

Slim ne nous épargne rien : il ne mâche pas ses mots et relate sans complexe le mauvais traitement infligé aux femmes tout en reconnaissant lui-même les infliger. Il ne minimise aucun de ses méfaits, mais en même temps ne cautionne ni la drogue, ni la prostitution. Il dénonce, au contraire avec des termes crus, l’enfance maltraitée, la condition sociale des femmes noires, le racisme, la corruption de la police et l’enfer de l’univers carcéral. Lors de sa parution en 1969, la critique américaine condamna violemment le livre et le New York Times refusa de publier une publicité pour le livre. C’est avec le temps que ce livre devint culte aux Etats Unis pour la communauté noire qui s’est alors reconnue dans cette image pourtant violente et effrayante.

Le métier de mac n’a rien de triomphant et au fil des pages, on voit Slim se débattre pour être ou devenir « quelqu’un » pour tous les moyens. Malgré la dureté et la violence de certaines anecdotes, j’ai adoré ce livre. J’ai d’ailleurs de suite été en acheter un autre de lui.

C’est ainsi que j’ai découvert Mama Black Widow. J’ai alors fait la connaissance d’Otis, un travesti noir qui raconte à travers ce livre, son enfance, ses années de prostitution et sa déchéance. Soyons clair, ce roman est vraiment dur. Mais je me suis surprise à m’attacher à ce personnage haut en couleur et à compatir pour lui. Sous la plume d’Iceberg Slim, on est plongé dans cette vie broyée où Otis lutte avec lui-même afin de faire taire, de nier l’homosexuel qui sommeille en lui.

Même si la misère est des plus dures, tant des relations humaines qu’au niveau purement matériel, on ne tombe pas dans le misérabilisme. Otis est un personnage touchant, sa sincérité et la conscience qu’il a de lui-même le rendent profondément attachant. On sent qu’il a envie de bien faire, qu’il a envie de s’en sortir et cependant il n’y arrive pas, il retombe à chaque fois dans son monde de la dépravation.

Sur fond de ghetto noir, de proxénétisme et d’homosexuels, on assiste impuissant à la descente aux enfers de cet homme tragique. Ce livre est une claque dont à besoin de se remettre après lecture.

Iceberg Slim est un auteur atypique qui vaut le détour. Ses descriptions crues et réalistes du milieu sordide ou il évoluait exercèrent une grande influence sur la culture afro-américaine et sur le hip hop en particulier (des rappeurs comme Ice-T ou Ice Cube, qui lui doivent leurs pseudonymes).

A lire absolument !

lundi 17 août 2009

J'ai lu Sarah de J.T Leroy

Je viens de finir Sarah de l’énigmatique J.T Leroy. Ce roman qui se veut autobiographique nous plonge en douceur dans l’univers glauque des gagneuses de parking. Au fond de l’Amérique profonde, on découvre alors ce monde où les camionneurs sont amateurs de gentilles filles et de garçons à la peau douce. Les cabines tanguent et Cherry Vanilla (qui se fait très vite appelée Sarah, du nom de sa mère) veut devenir la plus grande gagneuse de parking, et pour ce faire elle est prête à tout. Bien entendu et parce que sinon ce ne serait pas marrant, ce beau rêve va vite tourner au cauchemard.

Les mots sont crus, vulgaires mais pas choquant. Dur et bizarre, ce livre nous touche par sa narration pleine de naïveté. Chose incompréhensible, cette dimension mystique qui plane par moment sur l’histoire.

Du haut de ses 19 ans (à l'époque) l’auteur trash réussit à ne pas tomber dans le côté « gnan-gan pleurnichard » de l’ex-prostitué qui s’en est sortit. Au delà du sujet du bouquin, c’est surtout le mystère autour de J.T Leroy qui m’a intriguée. J’ai eu en vie d’en savoir plus et de lire ce fameux livre qui lui avait valu le titre de prodige littéraire.

Ce n'est pas mal, je n’ai pas été déçue mais je n’ai pas pour autant adoré. Ce livre est selon moi, à lire pour étoffer sa pop culture.

dimanche 5 avril 2009

Twilight ou les pulsions humaines

Oui j’avoue, j’ai vu Twilight. Et à ma grande surprise j’ai vraiment aimé. Pourtant je ne suis pas fan des histoires d’amours et encore moins au cinéma. Mais là, je dois avouer que Twilight a réussi là où beaucoup d’autre se cherchent encore. Le film (une histoire d’amour certes) arrive à jongler avec l’univers fantastique et l’amour impossible sans jamais tomber dans l’excès ou le gnangnan. Twilight, c’est surtout une histoire de sexe ou plutôt l’absence de sexe. Au cœur de cet amour, il y a cette frustration charnelle, ce désir réfréné à fleur de peau. A chaque baiser, on sent qu’ils peuvent déraper. Et quelque part, on attend de pouvoir assister à ce dérapage. Ainsi Edward et Bella vivent un amour si fort qu’un simple contact est empreint d’une passion incommensurable. Bon ce n'est pas un chef d'œuvre non plus, mais c’est intéressant d’assister tel un voyeur à la manifestation des pulsions humaines sous toutes leurs formes !

Amatrice de bouquins, le film m’a donné envie d’en savoir plus. J’ai donc décidé de me plonger dans saga Twilight (« Fascination » en français) histoire de savoir ce qui allait arriver à Edward et à sa Bella. J’ai donc lu le 1er tome histoire de m’immerger à fond dans le contexte, l’histoire et ses personnages. Puis j’ai enchainé avec les autres. Dès les premières pages du deuxième tome, « Tentation », j’ai accroché à cette histoire d'amour impossible entre un vampire et une fille "normale". L'histoire est prenante et les personnages bizarrement attachants. J'ai englouti les deux premiers livres et suis actuellement en train de terminer le 3er. Pas folle la guêpe, le 4e et dernier tome est déjà en ma possession.

Je n’ai jamais été fan des histoires fantastiques et encore moins des histoires d’amour, mais là je ne sais pas. J’ai l’impression que cette histoire réveille et touche la fille fleure bleue qui sommeil au fond de chacune de nous. Ou bien c’est peut-être que le fait ce que soit des jeunes dans un contexte « normal », des jeunes qui entre guillemets auraient pu être nous à un moment (il y a un bon moment même) ! Ou bien est-ce le fait de cette abstinence qui risque de voler en éclat à chaque instant ! On les respecte d’être capable d’autant de maîtrise de soi et en même temps on espère qu’ils craquent, qu’ils cèdent à la tentation.

J’ai plongé à mort dans cette saga et je ne regrette pas. Ca va être dur de trouver un autre bouquin aussi captivant.

Et vous, connaissez-vous Twilight ?

dimanche 7 décembre 2008

A quel moment faut-il lâcher l’affaire avec un mec ?

On a toujours tendance à trouver des excuses aux hommes (officiels ou potentiels) qui ne sont pas clairs avec nous : il est super occupé, il a peur de s’engager, il ne veut pas détruire notre amitié, il a peur de souffrir, etc. Tout ça c’est des conneries, retenez ceci un homme n'est jamais trop occupé pour parvenir à ses fins. S’il a vraiment envie de sortir avec vous et/ou d’être avec vous, rien ne l’en empêchera.
Et puis entre nous, amitié ou pas, un homme est prêt à passer outre tant que ça peut déboucher sur du sex (que ce soit dans le cadre d’un plan cul ou d’une relation sans plus).

Retenez cela :
  • Il ne te mérite pas s'il ne te propose pas de sortir avec lui
  • Il ne te mérite pas s'il ne te rappelle pas
  • Il ne te mérite pas s'il ne sort pas avec toi
  • Il ne te mérite pas s'il ne couche pas avec toi
  • Il ne te mérite pas s'il couche avec une autre
  • Il ne te mérite pas s'il préfère t'éviter quand il est sobre
  • Il ne te mérite pas s'il s'est évanoui dans la nature
  • Il ne te mérite pas s'il est marié
  • Il ne te mérite pas si c'est un sale égoïste, un tyran ou un cas désespéré

Pour en savoir plus, je vous conseille He's just not that into you de Greg Behrendt et Liz Tuccillo. Pour info, le bouquin existe aussi en VF sous le titre Laisse tomber, il te mérite pas!

Ce livre est un remède imparable pour arrêter de fantasmer sur les hommes qui n'en valent pas la peine...

dimanche 30 novembre 2008

De quoi vous faire enfin ouvrir les yeux les filles !

Ces derniers temps j’ai fais le plein de chick litt, histoire de trouver un peu de légèreté et de réconfort dans ce monde de brut en crise !

J’ai ainsi fais l’acquisition de « He’s just not that into you ». J’en avais entendu parler lors des mes années sur le territoire nord américain et Oprah y avait même consacré une de ses émissions. Ce petit bouquin qui ne paye pas de mine est tout de même un best-seller du New York Times.


Ce livre est inspiré d’un épisode de Sex and the City dans lequel Miranda demande à Berger, alors petit ami de Carrie, d’analyser le comportement post rencart d'un mec potentiel. Parce que l'homme a décliné l'invitation de Miranda à monter à son appart après leur rendez-vous, prétextant une réunion le lendemain matin, Berger conclut que « he’s just not that into you », en ajoutant que quand un type vous kiffe vraiment, il monte, réunion le lendemain ou pas.

Les filles, les hommes ne sont pas si compliqués et il n'y a aucun message codé. S'il ne vous propose pas de sortir, ne vous appelle pas juste après une date, ou refuse de monter après un rdv c'est qu' il n'est pas à fond sur vous. En gros, il n'est pas vraiment intéressé.

Après avoir lu ce livre on voit les hommes différemment, c'est à dire tel qu'ils sont ! Plus de voile, on n'est plus aussi naïve. Il ne sert à rien de persister et/ou de s'accrocher... On mérite de sortir avec un homme qui nous kiffe vraiment!

lundi 8 septembre 2008

J'ai lu... Entre les murs de François Bégaudeau

Intriguée par le battage médiatique dont ce livre a fait l'objet suite à l'adaptation cinématographique primée à Cannes, je l'ai achetée. Perso, je l'ai trouvé affolant. En gros, le livre retrace une année scolaire, entre les murs d'un collège parisien et le vain combat d'un jeune professeur de Français.

On découvre ce professeur, peu exact dans ses explications, qui commet des erreurs de syntaxe grossières, dont les préparations de cours semblent inexistantes et qui traite par moment ses élèves comme des moins que rien. Bien entendu, il s'agit d'une fiction. Mais comme on le sait, il y a toujours une part de vrai quelque part.

Le style d’écriture est très contemporain, les dialogues sont quasi sans texte. Malgré la stupeur, on rit, à la fois parce que c’est drôle mais également parce qu’on est halluciné par le niveau scolaire de ces jeunes. Ces enfants ne réalisent pas qu'ils se marginalisent eux-mêmes et qu'ils sont en plus marginalisés par les autres, les profs font ce qu'ils peuvent mais sont désabusés et surtout dépassés.

Tout le monde en prend pour son grade : l'éducation nationale, les profs, le proviseur et les élèves.

La conclusion qui émerge à la lecture de ce bouquin c’est que l'école n'est pas prête de résoudre ses problèmes de si tôt. C'est triste à dire, mais c’est la société dans sa globalité qu'il faut changer.

A lire, afin de se faire sa propre idée d'un roman duquel on a beaucoup parlé...

lundi 28 juillet 2008

Malavita de Tonino Benacquista

J'ai lu « Malavita » de Tonino Benacquista. Une famille américaine s'installe un beau jour, dans une petite commune normande, Cholong-sur-Avre. Ils sont quatre, le père, la mère, Belle (oui oui, c’est son nom) la fille, Warren le fils et la chienne... Le père se dit écrivain, la mère s'occupe de bonnes œuvres et Belle... A priori rien de bien passionnant, une famille bien sous tous rapports.

Le père Blake écrit ses mémoires, mais ce ne sont pas celles d'un banal citoyen américain. Le repenti Giovanni Manzoni, ancien parrain de la Cosa Nostra, rédige, dans le calme de la Normandie, ses souvenirs de mafieux. Une époque pour laquelle il ressent une certaine tendresse, le souvenir de la fascination qu'il exerçait alors sur ses acolytes, de cette capacité incroyable à se positionner au-dessus des lois et de tous.

« Malavita » est un livre qu’il faut aborder sans rien en savoir. Perso, je l’ai acheté il y a un moment déjà, intriguée par le résumé de la 4e de couv’.

Benacquista fait preuve d’un sacré talent, en rendant tout possible via les rebondissements de l'intrigue. Il arrive à mettre en avant chacun des personnages, à jongler avec les hasards et les coïncidences sans que ce ne soit lourd ou prévisible. Ce roman est un mélange des genres : à la fois empreint de suspens, de philosophie, de psychologie et d’irrationnel.

Tonino Benacquista est plus qu’efficace, il nous pousse indirectement à réfléchir sur les notions d'impunité, de culpabilité et de repentir…

A ne pas rater !

dimanche 6 juillet 2008

Chronique d'une croqueuse

Avec « Chroniques d’une croqueuse », Catherine Townsend, la chroniqueuse “sexe” du journal anglais « The Independent » nous livre le journal de bord d’une jeune femme moderne et décomplexée. C’est que la miss maîtrise son sujet enfin les sujets !

Concrètement, elle tente de cerner les nouvelles règles des rapports hommes/femmes tout en passant en revue les pratiques sexuelles de notre époque !

Pour cela, Catherine essaye tout, s’amuse et entre dans les détails (oui Madame !) en nous racontant ses nuits d’ivresse, ses soirées, ses coups de foudre, ses mésaventures amoureuses ou ses différentes expériences comme la fois où elle a pris du Viagra.

Ce bouquin ne fait pas l’apologie du girl power (même s’il en a les apparences). Globalement c’est plutôt un livre qui décomplexe toutes celles qui n’ont pas froid aux yeux mais qui garde dans un même temps une certaine naïveté face aux hommes et à l’amour.

Ce n’est pas à proprement parler un livre érotique! Au début je le lisais le soir avant de dormir mais une fois je l’ai embarqué avec moi pour le lire dans le RER. Le livre est hyper dynamique et m’a fait sourire ou rire aux éclats devant des situations cocasses mais j’ai été un peu mal à l’aise sur mon siège lors de scène un peu chaude. J’avais peur que mon voisin de siège ne jette un coup d’œil à ma lecture et à parvienne à déchiffrer quelques « explicit lyrics ». Mais pourquoi avoir peur, on est dans un pays libre Messieurs, Dames ! Les femmes ont gagné en autonomie : le droit de vote, la presque parité professionnelle, etc. Et on ne pourrait pas lire un livre un peu cochon sans être montrer du doigt ! Bon ok, le livre n’a finalement plus pris les transports avec moi…


Le fait est que jai 'beaucoup aimé. Mais être une femme libérée, tu sais c’est pas si facile !

mardi 1 juillet 2008

J'ai lu mais je n'ai pas le temps de vous dire...

J’ai lu pas mal de livres ces derniers temps mais je n’ai pas une minute à moi pour vous les présenter à travers mon habituelle rubrique « J’ai lu… ».
Voici donc en vrac la liste de mes dernières lectures :
  • Les lois de l’attraction de Bret Easton Ellis
  • Blanc comme neige de George P. Pelecanos
  • Chroniques d’une croqueuse de Catherine Townsend
  • Spellman et associés de Lisa Lutz

J’ai franchement aimé tous ces bouquins mais celui qui m’a le plus embarquée c’est Blanc comme neige de George P. Pelecanos. Je vous le conseille vivement.

Un policier noir, Chris Wilson, a été tué par Terry Quinn. Tout laisse à penser que c'est une bavure. Sa mère incossolable veut avant tout laver la réputation de son fils et fait pour cela appel à Derek Strange, ancien policier d'une cinquantaine d'années aujourd'hui détective privé, il traite de petites affaires de divorces, de recouvrements d'impayés, d'arnaques à l'assurance, en compagnie de son associé Ron Lattimer. Strange est un privé noir aux tempes grisonnantes, qui officie à Washington DC. Chris Wilson était flic, lui aussi, noir, lui aussi, et a été descendu par une patrouille de police alors qu'il interpellait un jeune blanc branché qui pissait dans la rue. Mais à Washington, un noir armé qui menace un blanc..., et quand Terry Quinn et son équipier passent par là, ils hurlent les sommations d'usage et tirent. Malgré une première enquête pointilleuse, Derek Strange veut rencontrer durant sa contre enquête Terry Quinn. Plus ou moins convaincu de sa bonne foi, il lui propose de l'assister dans ses recherches. Tous les deux se mettent alors à enquêter dans les bas-fonds de Washington, en côtoyant flics ripoux, junkies et autres marginaux. Blanc comme neige est un polar réaliste et prenant. On se laisse très vite embarqué par cette histoire de bavure policière sur fond de racisme. A ne surtout pas manquer!

dimanche 18 mai 2008

"Moins que Zéro" de Bret Easton Ellis

Hier j’ai fini « Moins que Zéro » de Bret Easton Ellis. C’est assez troublant, car de la première à la dernière page, il ne se passe absolument rien. Globalement, on attend, on guette l’intrigue, l’action, mais rien. Je n’ai jamais rien lu de semblable !

On plonge littéralement dans l’univers « je m'en foutiste » de gosses de riches pourris par la drogue mais qui l'assument pleinement et n'imaginent pas leur vie autrement.

C'est Clay, un des personnages du récit qui nous emmène dans ce monde et dont on suit la vie pendant quelques semaines. Clay est de retour à Los Angeles pour les vacances de Noël, après un semestre dans le New Hampshire. Vacances sous le signe d’orgie de fêtes, de sexe et de drogues. Clay retrouve ses amis et constate de manière détachée, voire même résignée, le vide qui anéantit les gens de son âge. Ils sont riches, ils sont beaux, ils ont tout, mais il leur manque l'essentiel. Ils s'ennuient et essaient de montrer qu'ils s'amusent. Ils errent de soirée en soirée et de boîte en boîte au volant de leur voiture de sport avec leurs doses de coke dans la poche. Friqués et désabusés !

Bref, rien de bien captivant, mais c’est écrit d’une telle façon qu’on ne s’ennuie jamais, pire on a envie de connaître la suite, on n’a pas envie de ça s’arrête. Par moment on a l’impression d’être une sorte de voyeur, de témoin impuissant et révolté de cette déchéance. Assez troublant comme sensation…

« Moins que Zéro » est le portrait fort et déstabilisant d'une génération qui consomme trop jeune, sexe et drogue comme on boit de l'eau. Ce livre dresse un état des lieux de la jeunesse décadente des années 80.

jeudi 1 mai 2008

« Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire » de Vikas Swarup

Hey Maryse, je viens de finir de lire « Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire » de Vikas Swarup, c’est vachement bien.

Après un coup d’œil sur le titre plutôt étonnant dans le genre et après une lecture en diagonale de la quatrième de couverture…on sourit et on se dit «Pourquoi pas ?!».

Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de «Qui veut gagner un milliard de roupies ?», la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie... Car ces réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mais au hasard de ses aventures mouvementées !

Ce roman, plus que surprenant, est un conte des temps modernes. On y croise de nombreux personnages, issus de toutes les générations, de toutes les classes sociales... A travers les aventures du narrateur, on y découvre l’Inde, ses habitants et sa culture ; la rage de s’en sortir des plus démunis et la lutte pour rester à sa place quand on est de milieu aisé. Le héros va et vient, et sauve sa peau de situations des plus complexes. On peut dire qu’il a presque tout vu et tout vécu, à 18 ans à peine.

Humour, cruauté, amour et désillusion, le lecteur passe d’un sentiment à l’autre. Les situations sont parfois cocasses mais le drame est toujours là. La misère est omniprésente, mais le héros reste humble et s’en sort toujours grâce à son bon fond, sa confiance en l’avenir et sa simplicité.

J’ai aimé ce visage attachant et sincère de l'Inde, où ni la misère ni la violence ne sont oubliées. J’ai également aimé le soin apporté par l’auteur, à décrire l'importance des personnages secondaires.

Un roman simple, attachant et plein d’émotion. Un puzzle passionnant où les coïncidences sont plus étonnantes les unes que les autres.




dimanche 20 avril 2008

« Ce que veulent les hommes »

J’ai trouvé ce petit bouquin Marabout lors d’une mes séances de traînage à Virgin. « Ce que veulent les hommes », un titre évocateur et prometteur, ça a donc attiré mon attention. Pourquoi ne rappelle-t-il pas alors que la soirée d'hier s'est bien passée ? Pourquoi vous trompe-t-il alors qu'il vous aime ? Est-ce que vous devez payer quelque chose si vous sortez avec un homme ou devez-vous le laisser faire ?

Les auteurs, trois célibataires ont décidé de nous expliquer, le mode d'emploi du mâââle. On y découvre ainsi par exemple les dix principes de base à retenir sur les hommes...les voici :


  1. Les femmes ont plus de pouvoir sur les hommes qu’elles ne l’imaginent
  2. Les hommes apprécient les femmes qui prennent l’initiative
  3. Les hommes n’aiment pas les complications
  4. Les hommes ont tendance à profiter des femmes qui les laissent faire
  5. En matière de sexe les hommes croient à la règle de « deux poids, deux mesures »
  6. Tenter d’attiser sa jalousie se retournera contre vous
  7. Les hommes sont naturellement enclins à coucher avec de nombreuses femmes
  8. Les hommes ont du mal à interpréter le discours des femmes
  9. Les hommes préfèrent vivre l’intimité plutôt que d’en parler
  10. Le chemin vers le cœur d’un homme passe par son ego

La vérité sur les hommes n’est pas toujours à leur avantage mais bon il faut bien que l’on puisse composer avec cette réalité !

  • Vérité n°1 : Les hommes se servent des femmes pour le sexe
  • Vérité n°2 : Les hommes trompent les femmes qu’ils aiment
  • Vérité n°3 : Quand un homme vous dit « Je ne suis pas prêt à m’engager », il omet d’ajouter « …avec toi »
  • Vérité n°4 : Les hommes jugent les femmes d’abord sur leur physique
  • Vérité n°5 : Les hommes n’ont aucune inclinaison naturelle pour le mariage

lundi 7 avril 2008

Moi, Charlotte Simmons de Tom Wolfe

Dupont University (université hyper réputée), une gentille jeune fille issue de la classe moyenne américaine pleine de valeurs et de principes, mélangez le tout et observez le plongeon de cette candide jeune fille dans la vie étudiante. « Moi, Charlotte Simmons » est le portrait de cette jeunesse dorée !

Lorsque Charlotte, originaire de Sparta en Caroline du Nord (900 habitants), se voit offrir une bourse pour aller étudier dans cette célèbre université, elle imagine son rêve s'accomplir. Mais la réalité sera, comment dire, décevante : dortoirs mixtes, interminables soirées de beuveries et de débauches, cultes du basket-ball et du sexe, cohabitation avec une camarade de chambre ultra désagréable... L'unique préoccupation de ces fils et filles à papa est d'être populaire, d'appartenir à une fraternité et d'être invité aux soirées où il faut être vu. Il y en a qui ont de vrais problèmes dans la vie. Cette plongée dans un univers inconnu va transformer la gentille et naïve Charlotte…

Tom Wolfe - que j’ai pour ma part découvert à travers ce roman - brosse le portrait drôle et implacable de la crème de la jeunesse américaine. Pour cela, il adopte le « patois fuck ». Ceci donne droit à des pages comiques mais tout de même (il faut l’avouer) hyperréalistes même si les passages où il tente de restituer l'argot des djeuns supportent mal la traduction et ressemblent par moment à du très mauvais rap. L'auteur s'est immergé pendant cinq ans dans ces universités et traduit ici ce qu'il y a observé.

« Moi, Charlotte Simmons » est un roman d'apprentissage qui offre de belles heures de lecture, à la découverte des illusions perdues d'une jeune provinciale. Il faut se l’avouer, on trouve un certain plaisir devant le spectacle d'une gentille 1 ère de la classe découvrant les odieuses réalités de l'existence. Plutôt pas mal !

mardi 31 juillet 2007

Osez la chasse à l’homme…

Il y a quelques temps de cela, en traînant sur Amazon à la recherche d’un nouveau livre à commander je suis tombée sur : « Osez la chasse à l’homme ». Ce livre est fait pour moi, je me dis! Ce titre évocateur parle à la chasseresse qui sommeil (profondément) en moi. Après un bref coup d’œil sur le résumé, je le mets dans mon panier, j’achète. Rien que la couverture est déjà prometteuse: le regard docile du mâle et l’air déterminé de la femelle laissent présager une lecture délirante.

Quelques jours plus tard, je reçois donc ce petit livre issu d’une collection dont j’ignorais l’existence: « Osez ». Une vingtaine de titres, variés, des plus soft aux plus hard. Petit format, style “Les Paresseuses”. Ce petit guide écrit par Jane Hunt, aborde sans tabous toutes les questions que se posent les « chasseuses débutantes » : psychologie du gibier, costume et terrain de chasse, comportement à adopter en toutes circonstances, jusqu’aux plus intimes. Elle vous met en garde au passage contre quelques catégories de « gibier » à éviter, des amants maladroits aux personnages réellement dangereux à fréquenter.

Ce n'est pas un recueil de théories psychologiques, ni un listing de techniques de drague, ni une énième tentative d’analyse de l'homme, de la femme et du gouffre qui les sépare, et surtout ce livre n'est pas non plus une invitation à la luxure…Parfois cru, toujours drôle, il est tellement spirituel, tellement véridique, tellement plein de bons conseils, le tout agrémenté d’une analyse psy très pertinente!!


Il relève le défi, en 128 pages seulement, de vous gaver de bons trucs pour appâter/dévorer les hommes, de tonnes de conseils pour maîtriser la psychologie du mâle, de vous servir sur un plateau des conseils pratiques et ludiques pour devenir une chasseuse d’hommes respectable, le tout arrosé de litres d'exemples loufoques mais tellement réels et le tout relevé d'une sauce humoristique à vous en décrocher la mâchoire… vous allez vous régaler!

Morceaux choisis:
"Devenir chasseuse d’hommes est un état d’esprit qui passe par une mise en condition physique. Une chasseuse est un être vif et léger, athlétique, elle est ferme. Une chasseuse fait envie et suscite l’admiration, ce n’est pas un loukoum avachi devant la télé."
"Il vaut mieux un beau bijou fantaisie dont vous changerez lorsque vous en serez lassée – comme d’un homme, non ? – qu’un truc en or massif, genre mari encombrant, qui risquerait de vous occasionner des ennuis."

Personnellement j’ai dévoré ce guide en deux jours. Au début dans le métro, j’assumais mal la couverture, me disant “mais keskon va penser de moi”!! Rapidement, je me suis surprise à relever la tête et tenir bien haut mon petit ouvrage, histoire de montrer que nous sommes toutes les dignes héritières de Diane la chasseresse !


Ça y est, je prends mon arc, mes flèches, (accessoirement mes talons et mon sac Dior) et à moi la chasse aux mâles…